Quand on parle de fatigue chez les autrices, on parle souvent de l’écriture. Du manque de temps, de la difficulté à avancer, du syndrome de la page blanche. Pourtant, avec le recul, je peux dire une chose assez clairement : ce n’est pas l’écriture qui m’a le plus épuisée au fil des années. C’est tout ce qu’il y avait autour.
J’écris et je publie depuis 2018.
Depuis, j’ai traversé plusieurs phases : les débuts où tout est excitant, la multiplication des projets, les sorties qui s’enchaînent, les comptes Instagram à faire vivre, les newsletters, les relations avec les chroniqueuses, les périodes plus intenses côté romans, d’autres plus chargées côté communication. Et ce que j’ai compris avec le temps, c’est que la fatigue ne venait pas d’un manque d’envie, ni d’un manque d’idées. Elle venait surtout du fait de devoir tout penser seule, en permanence.
La communication, cette charge mentale invisible
Pour une autrice indépendante, la communication ne se résume pas à « faire un post de temps en temps ». C’est une suite de décisions continues : quoi dire, quand le dire, comment parler d’un livre sans se répéter, comment être visible sans se perdre, comment continuer à faire exister un roman quand l’actualité n’est plus toute fraîche.
Très souvent, cette communication se fait au feeling. On poste quand on peut, quand l’énergie est là, quand on se dit qu’il faudrait quand même reparler de ce livre. Sur le moment, ça semble plus simple. Mais sur la durée, c’est exactement ce qui épuise. Parce que rien n’est posé. Parce que chaque publication demande un nouvel effort de réflexion. Parce que chaque silence devient source de culpabilité.
Et surtout parce que tout reste dans la tête.
Être autrice indépendante, c’est porter plusieurs casquettes
Quand on est autrice auto-éditée, on fait seule le travail de plusieurs personnes. On est à la fois éditrice, responsable de la communication, stratège, gestionnaire de catalogue, relation presse, parfois même cheffe de projet. Et tout ça repose sur la même personne, en parallèle de l’écriture et de la vie personnelle.
Pendant longtemps, j’ai cru que cette fatigue faisait partie du jeu. Qu’il fallait faire avec. Que si je trouvais ça lourd, c’était peut-être que je n’étais pas assez organisée, ou pas assez disciplinée. En réalité, le problème n’était pas là. Le problème, c’était l’absence de vision globale.
Le déclic : penser la communication sur le temps long
Un jour, j’ai compris quelque chose d’essentiel : parler d’un roman ne commence pas à sa publication, et ça ne s’arrête pas quelques semaines après. Un livre vit dans un catalogue. Il a besoin d’être remis en avant, replacé dans un ensemble, relié aux autres textes, aux thèmes, aux périodes de l’année.
À partir de là, ma façon de communiquer a changé. J’ai arrêté de penser la communication comme une suite de posts à improviser, et j’ai commencé à la penser comme une stratégie d’autrice, inscrite dans la durée. Une stratégie qui me permettait de faire tourner mes nouveautés et mon fond, sans repartir de zéro à chaque fois.
C’est aussi ce qui m’a permis de mieux travailler avec mes chroniqueuses. Quand mon calendrier éditorial est clair, je peux proposer des lectures en amont, coordonner les retours, faire en sorte que les avis tombent au même moment que ma propre communication. Et, très concrètement, ça a un impact sur les ventes.
Quand la clarté soulage vraiment
Ce que cette organisation m’a apporté, ce n’est pas une communication plus parfaite. C’est une communication plus respirable. Moins de décisions à prendre au quotidien. Moins de charge mentale. Plus de cohérence entre ce que j’écris, ce que je publie, et ce que je partage.
C’est de cette expérience-là qu’est né ScriptoSpotlight. Pas d’une envie de créer un outil de plus, mais d’un système que j’utilisais déjà pour structurer ma communication, valoriser mon catalogue et arrêter de m’épuiser à improviser.
ScriptoSpotlight n’est pas une méthode miracle. Ce n’est pas une injonction à poster plus. C’est un template Notion pensé pour les autrices qui veulent poser une vraie stratégie de communication, avec une vision claire de leurs romans, des automatisations quand c’est pertinent, et surtout une organisation qui soutient le travail d’écriture au lieu de le parasiter.
Petit exercice — à faire maintenant ou plus tard
Prends quelques minutes et réponds honnêtement à ces questions : Quand tu penses à ta communication aujourd’hui, qu’est-ce qui te fatigue le plus ? Qu’est-ce qui te demande le plus d’énergie mentale : trouver des idées, savoir quand poster, reparler de tes anciens livres, coordonner tes sorties ?
Si tout ça était posé quelque part, clairement, qu’est-ce que ça te libérerait comme espace pour écrire ?
Il n’y a rien à réussir ici. L’objectif n’est pas d’agir tout de suite, mais de sortir ce poids de ta tête et de mettre des mots dessus.
Aller plus loin, si tu en ressens le besoin
Si tu sens que ce qui te fatigue vient surtout du flou, du fait de repartir de zéro à chaque fois, ou de devoir réfléchir à ta communication en permanence, j’ai créé ScriptoSpotlight pour ça.
C’est un template Notion pensé pour les autrices qui veulent poser une stratégie de communication claire, sur le temps long, avec une vraie vision de leur catalogue, des automatisations quand c’est pertinent, et beaucoup moins de décisions à prendre au quotidien.


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